Changer d'agence marketing : ce que vous récupérez, et ce que vous n'avez jamais eu
Avant de changer d'agence marketing, faites l'inventaire de trois choses, dans cet ordre. Ce qui est ouvert au nom de votre entreprise et part avec vous. Ce que vous croyez posséder, mais qui est en réalité chez le fournisseur. Et ce que vous n'avez jamais eu, parce que personne ne l'a jamais écrit. Cet inventaire se fait avant de donner votre préavis, pas après. Tant que le contrat roule, chaque demande est une formalité. Le lendemain du préavis, la même demande devient une faveur.
Cette page s'adresse au dirigeant d'une PME industrielle ou B2B du Québec qui pense quitter son fournisseur marketing. Elle ne vous dit pas s'il faut partir. Les questions pour choisir le prochain sont dans comment choisir une agence marketing B2B. Ici, on traite seulement de ce qui sort avec vous.
Pourquoi l'inventaire se fait avant le préavis
Un fournisseur honnête vous remettra ce qui vous revient, même après un départ tendu. Le problème n'est presque jamais la mauvaise foi. C'est que personne, des deux côtés, n'a jamais dressé la liste. Les accès ont été créés au fil des mois, par la personne qui était là, avec l'adresse courriel qui était sous la main.
Prenez, à titre d'illustration, un fabricant de structures d'acier de la Rive-Sud qui travaille avec la même agence depuis quatre ans. Le site a été refait deux fois. Les campagnes ont changé de plateforme. Trois personnes se sont succédé au dossier chez le fournisseur. Au moment de partir, personne chez le fabricant ne sait qui administre la page d'entreprise, ni où dorment les fichiers du tournage d'il y a deux ans. Rien de tout ça n'est une fraude. C'est simplement ce qui arrive à une relation qui a duré sans que personne tienne le registre.
Faire l'inventaire pendant que la relation est encore bonne coûte une rencontre. Le faire après coûte des semaines de courriels, et parfois un actif.
Ce qui part avec vous, si c'est à votre nom
Tout ce qui a été ouvert au nom de votre entreprise vous suit. Les mots importants sont au nom de. Vérifiez chaque élément séparément :
- Les comptes publicitaires. Ils devraient être ouverts sous votre entreprise, avec le fournisseur comme invité. S'ils sont ouverts sous le sien, lisez qui doit posséder le compte publicitaire Meta avant toute autre chose.
- Le nom de domaine et le site. Le domaine enregistré au nom de l'entreprise, et un accès administrateur détenu par quelqu'un de chez vous.
- Les pages d'entreprise sur les réseaux sociaux. Au moins un administrateur doit être un de vos employés, pas seulement le fournisseur.
- Les vidéos et les photos livrées. Les fichiers finaux, dans tous les formats livrés, stockés chez vous et pas seulement dans un lien de partage.
Un test simple s'applique à chacun de ces éléments : est-ce que quelqu'un chez vous peut retirer l'accès du fournisseur sans lui demander la permission. Si la réponse est non pour un seul d'entre eux, c'est la première chose à régler. Et elle se règle pendant que vous êtes encore client.
Ce que vous croyez avoir, et que vous n'avez pas
C'est la catégorie qui fait mal, parce qu'on la découvre au pire moment.
Les accès créés avec la mauvaise adresse. Un compte ouvert avec l'adresse courriel d'un employé du fournisseur appartient, en pratique, à celui qui reçoit les courriels de réinitialisation. Si cette personne a quitté l'agence il y a deux ans, plus personne ne l'a vraiment.
Le droit d'utiliser les images. Avoir le fichier ne veut pas dire avoir le droit de l'utiliser partout et pour toujours. Une licence peut être limitée dans le temps ou dans les médias, et la limite apparaît souvent le jour où un nouveau fournisseur veut recouper la vidéo pour une campagne. Les rushes, eux, sont physiquement chez le producteur. Si le contrat est muet, les récupérer dépend de sa bonne volonté. La différence entre posséder un fichier et détenir les droits est détaillée dans à qui appartiennent les rushes vidéo.
La musique et les images de banque. Une trame sonore achetée par le producteur a pu l'être sous sa licence à lui, pour un usage précis. Si le prochain fournisseur remonte la vidéo, la trame ne suit pas nécessairement. Demandez sous quel nom chaque licence a été achetée.
Les rapports. Si l'historique de vos résultats vit uniquement dans l'outil de rapport du fournisseur, il part avec son abonnement. Les rapports mensuels devraient être chez vous, en fichiers, au fur et à mesure.
Ce que vous n'avez jamais eu
Reste la catégorie qu'aucune clause ne récupère : ce qui a été appris. Quels messages ont rejoint les directeurs d'usine. Lesquels ont attiré des demandes sans valeur. Quelle audience a été abandonnée, et pourquoi. Si ce savoir n'a jamais été écrit, il est dans la tête d'une personne chez le fournisseur. Il ne part pas avec vous, parce qu'il n'a jamais été à vous.
C'est souvent la vraie perte d'un changement de fournisseur, plus que n'importe quel fichier. Le suivant recommence des essais déjà faits, sur votre budget. La seule protection, c'est de l'exiger en cours de route : un bilan écrit de ce qui a été essayé, de ce qui a été gardé et de ce qui a été abandonné. Un fournisseur sérieux l'a déjà dans ses rapports. S'il ne peut pas le produire, vous venez d'apprendre quelque chose sur ce que vous payiez.
Quand cet inventaire ne sert à rien
Trois situations où cette page ne s'applique pas vraiment.
Votre fournisseur a livré un seul projet, terminé et payé, avec les fichiers. Vous n'avez pas de relation à quitter, seulement un dossier à archiver. Vérifiez que la licence couvre l'usage que vous prévoyez, et passez à autre chose.
Rien n'a jamais été produit ni ouvert. Certaines relations se limitent à publier sur des pages que vous possédiez déjà. Il n'y a rien à récupérer, et c'est en soi une information sur ce qu'il faudra exiger du prochain.
Le départ est déjà conflictuel, ou le contrat prévoit des pénalités. Ce n'est plus une question de marketing. Lisez l'entente avec votre propre conseiller juridique avant d'envoyer quoi que ce soit. Cette page vous dit quoi lui demander de vérifier, pas comment interpréter votre contrat.
Ce qui est réglé d'avance chez nous
Je préfère qu'un client puisse partir avec ce qu'il a payé, et le Programme Signal est écrit en conséquence. Le client possède les comptes publicitaires. La licence de contenu est à vie, sans limite de temps. Après le mandat de 3 mois minimum, le client peut arrêter en tout temps, sans engagement annuel. Et parce que nous sommes deux, et que la personne qui tourne est la même qui gère les comptes, rien ne transite par un gestionnaire de compte qui partirait un jour avec la mémoire du dossier.
La logique complète du travail avec une PME à cycle long est sur la page agence marketing B2B. Si vous comparez déjà des remplaçants, les questions à poser avant de signer sont dans comment choisir une agence marketing B2B. Posez celle de la sortie en premier.
Si vous pensez quitter votre fournisseur, réservez un court appel pour voir si on peut vous être utile avant votre préavis.
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