Agence vidéo Montréal vs Québec : ce qui devrait vraiment décider
Entre une agence vidéo de Montréal et un studio de Québec, la ville sur la facture décide rarement du résultat. Ce qui décide, c'est l'endroit où se trouve votre usine, la personne qui sera réellement sur place le jour du tournage, sa compréhension de ce que les images devront accomplir en campagne, et la façon dont les déplacements sont facturés. Une agence montréalaise est le bon choix quand l'usine est dans la région de Montréal, quand la production demande plusieurs équipes ou quand la campagne vise la télédiffusion. Un studio de Québec convient quand le site est dans l'est de la province, que le tournage tient avec une petite équipe et que la vidéo sert d'abord à vendre à des décideurs.
La distance compte, mais pas là où on la mesure
Le réflexe d'un donneur d'ordres est de choisir un fournisseur près de son siège social. Le tournage, lui, ne se passe pas au siège social. Il se passe sur le plancher de l'usine, sur un chantier, dans un entrepôt. Un fabricant dont les bureaux sont à Montréal et l'usine en Beauce n'élimine aucun déplacement en engageant une agence montréalaise. Il le déplace simplement sur une autre route.
La bonne mesure est donc la distance entre le fournisseur et le lieu de tournage. Et ce déplacement se paie de trois façons, qui apparaissent rarement au même endroit dans un devis :
- le temps de route de chaque personne de l'équipe, qu'il soit facturé en heures, en journées ou absorbé dans un forfait;
- les nuitées et les repas, quand l'aller-retour ne tient pas dans la journée;
- la journée de tournage raccourcie, parce qu'une équipe qui a roulé avant l'aube n'est pas prête à l'heure où le quart commence.
Le troisième coût ne figure sur aucune ligne. Il se voit au montage : moins de plans de coupe, moins de fenêtres pour filmer la ligne en production, une entrevue faite à la course avant la fin du quart. Demandez à chaque fournisseur à quelle heure son équipe sera prête à filmer sur votre site, pas à quelle heure elle part de ses bureaux. Les contraintes propres à une journée en usine sont détaillées dans tourner une vidéo en usine.
La taille de l'équipe multiplie tout le reste. Un déplacement pour deux personnes et un déplacement pour une équipe complète ne coûtent pas la même chose, même quand la distance est identique. La distance et le nombre de personnes se lisent ensemble, jamais séparément. C'est aussi pour cette raison que deux devis pour le même tournage peuvent sembler incomparables, un sujet traité dans le prix d'une production vidéo corporative au Québec.
Qui se présente le jour du tournage
La différence réelle entre les structures n'est pas géographique. Elle tient à la chaîne qui relie la personne qui vous vend le mandat à la personne qui tient la caméra.
Dans une agence de plus grande taille, la rencontre de départ se fait souvent avec un directeur de compte ou un producteur. Le tournage peut ensuite être confié à un réalisateur et à des techniciens réservés selon les disponibilités de la semaine. Ce modèle a une force réelle : un banc profond, un spécialiste pour chaque poste, et quelqu'un pour remplacer une personne malade. Il a aussi un coût moins visible. Ce que vous avez expliqué sur votre procédé doit traverser plusieurs personnes avant d'arriver sur le plancher.
Dans un petit studio, la chaîne est courte, avec ses propres limites. MarketingSTRAT est un studio de deux personnes à Québec. Émilie Simard est votre point de contact du premier échange jusqu'à la fin du mandat. Christian Gómez tourne les vidéos lui-même. Ce que vous avez dit sur la zone interdite aux caméras ou sur le plan qui compte arrive donc sur place sans relais. En contrepartie, un studio de deux personnes n'a pas la profondeur d'une grande équipe.
La question à poser est la même dans les deux cas : qui sera derrière la caméra, et cette personne sera-t-elle présente à la rencontre de préparation. Si le nom n'est pas connu au moment de signer, vous achetez une date au calendrier, pas une personne.
Filmer pour une campagne, pas pour une remise de fichiers
Une vidéo industrielle B2B ne vit pas longtemps sur un lien de partage. Elle sert en publicité payée, sur une page d'atterrissage, dans une relance après un salon, dans une rencontre avec un comité d'achat. Chacun de ces usages demande des images différentes : une ouverture qui tient sans son, des plans utilisables en vertical, assez de matière pour tester plusieurs angles au lieu d'une seule version.
Quand la production et la diffusion relèvent de deux équipes, ou de deux entreprises, peu importe la ville, le tournage est livré, puis quelqu'un d'autre découvre en montant la campagne qu'il manque le plan qui aurait fait l'accroche. Ce n'est pas une question de talent. C'est une question de passation.
Chez MarketingSTRAT, Christian gère les comptes publicitaires lui-même. La personne qui choisit les plans dans l'usine est la même qui voit ensuite quelles accroches font réagir les décideurs, et ce retour sert au tournage suivant. Avec Mecart, dans les salles blanches et les environnements contrôlés, le travail a représenté 14 vidéos de projets dans 10 États et provinces. La ville du studio n'a jamais été la question. La question était de se rendre là où chaque projet se trouvait.
Ce que vous devez exiger, peu importe la ville : que le fournisseur vous dise, avant le tournage, où chaque livrable sera diffusé et ce que ça change à ce qu'il va filmer. S'il ne peut pas répondre, il prépare une remise de fichiers, pas une campagne.
Montréal ou Québec : les cas où le choix est clair
Quand une agence de Montréal est le bon choix
Il y a des mandats où un studio de Québec n'est pas la bonne réponse, et il vaut mieux le dire ici.
- L'usine est dans la région de Montréal. Quand le site, les bureaux et les clients à filmer sont tous dans la grande région, une équipe locale évite des déplacements qui n'ajoutent rien à l'image.
- La production demande plusieurs équipes. Plusieurs sites filmés en parallèle, un plateau avec décor, de la figuration : ça demande une structure bâtie pour coordonner plusieurs équipes à la fois.
- La campagne vise la télédiffusion. Les exigences de livraison, les approbations et la coordination avec une agence média appellent une structure bâtie pour ce circuit.
- Le projet exige des spécialistes dédiés. Animation 3D, direction artistique de plateau, distribution des rôles : choisissez une structure qui a déjà ces postes à l'interne, peu importe sa ville.
Quand un studio de Québec convient
- Le site à filmer est plus près de Québec que de Montréal.
- Le tournage tient avec une petite équipe qui peut circuler sur un plancher en production sans l'arrêter.
- La vidéo doit convaincre des décideurs sur un cycle d'achat long, en publicité payée.
- Vous voulez parler à la personne qui tourne et qui gère les campagnes, pas à un intermédiaire.
Pour les dirigeants qui veulent une présence suivie plutôt qu'une vidéo ponctuelle, le Programme Signal prévoit une journée complète de tournage en 12K tous les 3 mois, avec une demi-journée de votre temps devant la caméra.
Quand cette comparaison ne vous concerne pas
Trois situations rendent la question de la ville à peu près inutile.
La première : votre site est loin des deux villes. Une usine en Ontario, un chantier aux États-Unis ou un projet en Abitibi impose un déplacement important à n'importe quel fournisseur. Comparez alors sur les deux autres critères, qui sera sur place et qui utilisera les images, et exigez que les frais de déplacement soient une ligne séparée dans chaque devis.
La deuxième : une autre agence gère déjà vos campagnes et vous demande seulement des images. L'argument de la personne qui tourne et diffuse perd de son poids. Choisissez le fournisseur sur la proximité du site, la taille d'équipe adaptée au lieu et sa capacité à livrer ce que l'agence de diffusion a demandé par écrit.
La troisième : il s'agit d'un contenu interne. Un mot du président à ses équipes ou un rappel de sécurité n'a besoin ni de Montréal ni de Québec. Il se filme à l'interne, rapidement.
Pour tout le reste, quatre questions suffisent à départager deux fournisseurs, peu importe leur adresse :
- Où sera votre équipe à l'heure où le quart commence, et combien de personnes la composent.
- Qui tiendra la caméra, nommément.
- Comment les déplacements sont facturés, sur une ligne à part.
- Qui utilisera ces images en campagne, et cette personne a-t-elle vu la liste de plans.
La démarche complète, du tournage jusqu'à la mise en campagne, est expliquée sur la page production vidéo et contenu.
Si votre usine est à filmer cette saison, un appel de 15 minutes permet de voir si le studio convient à ce mandat et s'il peut vous apporter quelque chose.
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